• Elections, piège à abstention ?

    par Pierre MARSAL

    23 juin 2021

     

    Dimanche 20 juin 2021, premier tour des élections régionales et départementales en France. L’abstention, pourtant attendue, a battu des records inattendus : plus de 2 électeurs sur trois ne se sont pas déplacés (66,72 % des inscrits). Beaucoup s’en lamentent, d’autres trouvent diverses explications plus ou moins alambiquées à cet état de fait. Selon les diagnostics qui sont portés, des remèdes sont proposés allant de la généralisation du vote électronique à la sanction des abstentionnistes, comme cela existe dans certains pays, telle la Belgique (article 62 de la Constitution). En fait la vraie question est de savoir s’il s’agit d’un accident ou d’une tendance de fond. Tendance évidemment sujette à fluctuations selon la nature même de ces élections et de l’importance de ses enjeux : il est de fait que régionales et départementales sont les moins prisées des électeurs.

    Souvent la bonne conscience est convoquée : nos aïeux se sont battus pour nous obtenir ce droit de vote, dans d’autres pays les citoyens n’ont pas cette chance…

    Il est vrai que le droit de vote individuel, direct, accordé à chaque citoyen quels que soient son sexe, son statut économique et social, son niveau intellectuel et culturel, est emblématique d’une des trois devises de notre République, l’Egalité. Egalité parfaite, c’est d’ailleurs le seul domaine où elle existe. Etre électeur est plus qu’un droit, c’est aussi un statut social dans un collectif d’égaux, une dignité. Ce grand idéal de la Révolution Française – qui mettait Liberté et Egalité sur un même plan – est difficile à concevoir encore plus à réaliser. Même Karl Marx y apportait une nuance en revendiquant la juste répartition des biens, non pas selon les individus, mais selon les besoins de chacun. Aujourd’hui le consensus à l’égalité est rompu : notre société est de plus en plus inégalitaire, toutes les analyses économiques, sociales, culturelles, le démontrent. Et pas seulement les travaux magistraux de Thomas Piketty.

    Une première raison de cette désaffection citoyenne réside donc dans ce hiatus que soulignait Pierre Rosanvallon : « La démocratie affirme sa vitalité comme régime au moment où elle dépérit comme forme de société. En tant que souverains, les citoyens n’ont cessé d’accroître leur capacité d’intervention et de démultiplier leur présence. Ils ne se contentent dorénavant plus de faire entendre de façon intermittente leur voix dans les urnes » (La société des égaux, 2013). Il est plus facile et plus expéditif de revêtir un gilet jaune sur un rond-point que d’aller glisser un bulletin dans l’urne. Il est plus exaltant de communier dans une « nuit debout » avec d’autres concitoyens, place de la République à Paris que d’aller isolément, discrètement, déposer un bulletin dans l’urne.

    Une deuxième raison est sans doute liée à la pratique politique actuelle. A la « mal-représentation des invisibles » comme Pierre Rosanvallon l’expliquait plus récemment (Le Parlement des invisibles, 2014). L’invisibilité, qui est aussi inaudibilité, est une mort sociale. Le peuple ne se sent plus représenté par ceux à qui il délègue ses pouvoirs : il a le sentiment d’être incompris, oublié. Cette délégation ne recouvre plus la fonction « d’expression des besoins de la société ». Les mandataires qu’il élit le sont sur la base de promesses qu’ils ne tiendront pas, et pas toujours pour de mauvaises raisons. A noter que, pour des raisons similaires, les intellectuels qui se prétendent représentants du peuple ne sont pas mieux considérés. Ces sentiments sont d’autant plus exacerbés que le niveau de formation, de culture et d’information du public est bien plus élevé qu’il ne le fut dans le passé.

    Et c’est là sans doute la troisième raison. Jamais dans l’histoire de l’humanité une telle quantité d’information a circulé. Avec les médias du numérique chacun peut s’informer en temps réel de tout ce qui peut le concerner de près ou de loin. Et, surtout peut-être, chacun peut s’exprimer librement sur tout sujet, à tout moment. Alors que l’expression par voie des élections est limitée dans son objet et dans le temps. Alors que l’interaction de l’électeur avec son élu n’est qu’épisodique. Chaque blogueur à chaque fois qu’il se manifeste – souvent à tort et à travers – est assuré que son message sera reçu par une collectivité, plus importante que celle de son seul mandataire. Il peut avoir ainsi l’impression de peser sur la vie de sa collectivité. Et de peser en temps réel.

    Les responsables politiques ont peu à peu pris conscience de ce problème et essayé de trouver des initiatives susceptibles d’en tenir compte. Initiatives intéressantes se revendiquant de l’éthique de la discussion (voir Habermas) : Commission Nationale du Débat Public (CNDP), Grand Débat National de 2019, Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) constituée en 2019. Auparavant nous avions connu les différents Etats Généraux (le premier fut consacré à la Recherche par J. P. Chevènement en 1982) ou les « Grenelle ». Il faut bien le dire, toutes ces tentatives n’ont pas toujours été des réussites : oubliée la dynamique impulsée à la recherche, impuissants certains débats du CNDP lorsque la conflictualité des enjeux était puissante (Notre Dame des Landes), contestés et inaboutis les travaux de la CCC…

    Pourtant, avec le développement fulgurant des NTIC il serait théoriquement possible d’ajuster en permanence et en temps réel, les besoins des citoyens et les moyens à mettre en œuvre pour les satisfaire.

    C’est donc une véritable révolution des rapports du citoyen et du pouvoir qu’il faudrait pouvoir mettre en œuvre, en tenant compte des apports nouveaux de la science et de la technologie. Mais ce sont aussi d’autres rapports sociaux qu’il faudrait développer. En particulier en faisant en sorte que chacun d’entre nous se sente collectivement responsable et solidairement lié à ses concitoyens. Cela passait jadis, cela se passe encore dans certaines sociétés, par des rites d’intégration de l’Un au Multiple (le bizutage dans les Grandes Ecoles en est un peu la caricature).

     

    Deux observations pour finir.

    1) Il y a un risque à tenir de tels propos avant le second tour des élections. Risque assumé en faisant le pari que, si changement de tendance il y a (ce qui n’est pas évident) il ne sera que marginal : la dégradation de cette forme de civisme n’est sans doute pas achevée. Les jeunes, moins « civiques » sont peut-être en fait plus réalistes que leurs aînés qui votent un peu de façon routinière.

    2) Le présent texte complète ce qui avait déjà été écrit à l’occasion des élections américaines.

    http://discussions.eklablog.com/democratie-et-elections-l-exemple-americain-a204148840

     

     

    « Les parents d'un enfant, c'est son père et sa mèreSommes-nous tous égotistes (le triomphe de Stirner) ? »

  • Commentaires

    1
    Pierre M.
    Dimanche 27 Juin à 23:47
    Pierre M.

    Il y avait un risque, entre les deux tours de ce type d’élection, à conjecturer l’existence d’une tendance lourde à la dégradation de la participation au scrutin. Ce risque, assumé, n’est pas démenti par les résultats de second tour. C’est sans doute affligeant. Mais sans doute beaucoup moins que les commentaires des représentants politiques qui se sont succédé ce soir (27/06) pour expliquer le pourquoi du comment.  Sans doute nos concitoyens ne comprennent pas les enjeux de ces scrutins, sans doute ont-ils d’autres préoccupations. Mais, consciemment ou inconsciemment, ils savent que leur vote n’a pas valeur de mandat impératif. C’est-à-dire que leur choix ou leur non-choix n’aura aucune incidence.


    Il faut dire que, depuis le référendum européen du 29 mai 2005 quand les Français avaient repoussé le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe, la confiance de nos concitoyens en leurs gouvernants a été sérieusement ébranlée : ce qu’ils avaient repoussé alors a été subrepticement réintroduit dans le Traité de Lisbonne deux ans plus tard. Et sans qu’il soit fait appel au suffrage populaire. Cela a laissé des traces conscientes ou inconscientes.


     


     


    « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple » écrivait Bertolt Brecht dans un poème de 1959.

    2
    daniel
    Mardi 29 Juin à 08:54
    daniel

    1/ Pour mémoire il y eu un café débat « Face au conflit de valeurs, quelle démocratie ? » le 19/10/2014, le CR a été diffusé le 8/11/2014, dans lequel il a été évoqué le travail du Conseil Constitutionnel (site https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/abstention-defaillance-citoyenne-ou-expression-democratique) publié en février 2008, structuré comme tel : 1-le rapport au vote des français, 2- les différents visages de l’abstention, 3-la spécificité du jeu de l’abstention au cours de la séquence électorale 2007.


    Dans le CR du 8/11/2014 il a été mentionné :


    Démocratie, vote : La démocratie nécessite des débats, prises de consensus, des échanges d’opinions, une éducation éveillant l’esprit critique. Trop de pouvoir des juges.


    Plusieurs interrogations et remarques ont été formulées : Comment peut on bien voter, il faut du travail pour analyser le pour et le contre, il faut que le peuple soit instruit, démocratie trop complexe, la démocratie a-t-elle besoin de citoyens éclairés, la démocratie est sous influence des médias, peuple pas au niveau, une vraie démocratie doit éduquer.


    Le taux d’abstention est important de l’ordre de 40% à certaines élections, toute décision est contestée, en fonction de la violence certaines décisions sont retirées.


    Réponses apportées : l’école enseigne l’instruction civique, même si c’est un nombre d’heures jugé insuffisant au regard de l’importance du sujet. Le site Internet du conseil constitutionnel nous apporte des éléments d’éclairage «  Le vote est de loin toujours considéré comme l'outil par excellence d'expression démocratique, capable d'influencer les décisions politiques. Pour 59 % des Français, c'est le moyen le plus efficace. Si le vote est toujours prépondérant, il reste néanmoins une proportion significative de Français (40 %) qui choisit en première réponse une autre modalité de participation politique, non conventionnelle : 16 % considèrent que manifester dans la rue a davantage d'influence sur les décisions politiques, 12 % faire grève, 6 % boycotter des entreprises ou des produits, 4 % militer dans un parti politique, enfin 3 % discuter sur Internet ».


    Il ne faudrait pas que la force remplace la légitimité.


    En fin de ce CR : il a été exprimé ce constat 'la démocratie est en danger', le pouvoir est-il dans la rue ?


    2/ Suites à donner émises en fin du CD 19/10/2014: Il semblerait que ce débat ait été perçu comme un sujet très vaste, il mériterait d’être abordé une nouvelle fois, centré sur la démocratie. Hors débat une suggestion a été exprimée avec des exemples : critères de caractérisation, l'existence d'un système juridique équitable (l'Etat de droit), la liberté de la presse, la liberté d'expression pour l'opposition politique, la possibilité d'alternance politique.


    Pour cela il faudrait aborder un constat des difficultés  rencontrées par  la démocratie et ses remises en cause, comme mentionné dans le texte d’introduction.


    Avis aux amateurs pour prendre cette suite de débat.


    3/ Juin 2021 : Le taux d’abstention a largement évolué à la hausse (66,7 % au premier tour des régionales et départementales, 65,6% au deuxième tour.


    4/ L’examen de l’analyse du Conseil Constitutionnel de 2007 pourrait être un fil conducteur d’un café débat, selon sa structuration en trois parties, et en mettant en évidence les raisons d’évolution, ainsi que les écarts entre les offres politiques et les attentes individuelles et contradictoires des électeurs, tout en rappelant que choisir c’est renoncer. D’accord avec Pierre sur le développement de nouveaux rapports sociaux, et que chacun se sente responsable sans attendre tout des autres.


    5/ Analyse et propositions : Si l’on examine la complexité du fonctionnement de la Démocratie :


    Le vote consiste à donner son suffrage (acte par lequel on déclare sa volonté dans un choix) pour le candidat qui propose un programme qui semble correspondre à la demande des besoins d’un électeur :


    Il y a l’offre des candidats à l’élection    ç          la demande des besoins d’un électeur


    Mais entre les deux parties il y a l’Administration, avec son millefeuilles et les imbrications des responsabilités diluées, conduisant à des luttes de pouvoir aboutissant à un phénomène d’entropie, et en écartant le principe de subsidiarité.


    Par conséquent, ce n’est pas tant le fondement de la Démocratie qu’il faut revoir, c’est le mode de fonctionnement devenu complexe, dont les responsables politiques et l’Administration en sont la cause.


    Ce n’est pas en se lamentant que l’on affronte les difficultés, c’est en disant « on va s’en sortir », voilà le message des politiques charismatiques qu’ils devraient donner pour entraîner le peuple et les faire adhérer. Mais les Français ont bien compris que nos dirigeants ont des marges de manœuvre réduites, puisque c’est au niveau des différentes instances Européennes que cela se décide, exemple la Cour Européenne de Justice, et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme …, et des législations différentes selon les pays de l’UE qui rendent dubitatifs les non motivés pour voter.


    La priorité est d’avoir un projet de société à construire avec la Nation, avec pour objectif d’assurer la cohésion nationale, de simplifier les processus de décision et de supprimer les responsabilités superposées. Par ailleurs, il y a à proposer un grand dessein (ex : Union Méditerranéenne, Richesse de la Mer,…)  pour le peuple qui a été ‘désacralisé’ au sens méprisé, afin d’impliquer les citoyens, de rétablir leur confiance envers les dirigeants et envers eux mêmes, voir café débat  du 28/5/2016 http://quentin-philo.eklablog.com/peut-on-construire-une-societe-en-ayant-un-climat-de-defiance-a125846400


    Pour mémoire il y a plusieurs cafés débat qui ont traité de la démocratie, et du rapport entre le peuple et ses gouvernants.

    3
    daniel
    Mardi 29 Juin à 08:55
    daniel

    1/ Pour mémoire il y eu un café débat « Face au conflit de valeurs, quelle démocratie ? » le 19/10/2014, le CR a été diffusé le 8/11/2014, dans lequel il a été évoqué le travail du Conseil Constitutionnel (site https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/abstention-defaillance-citoyenne-ou-expression-democratique) publié en février 2008, structuré comme tel : 1-le rapport au vote des français, 2- les différents visages de l’abstention, 3-la spécificité du jeu de l’abstention au cours de la séquence électorale 2007.


    Dans le CR du 8/11/2014 il a été mentionné :


    Démocratie, vote : La démocratie nécessite des débats, prises de consensus, des échanges d’opinions, une éducation éveillant l’esprit critique. Trop de pouvoir des juges.


    Plusieurs interrogations et remarques ont été formulées : Comment peut on bien voter, il faut du travail pour analyser le pour et le contre, il faut que le peuple soit instruit, démocratie trop complexe, la démocratie a-t-elle besoin de citoyens éclairés, la démocratie est sous influence des médias, peuple pas au niveau, une vraie démocratie doit éduquer.


    Le taux d’abstention est important de l’ordre de 40% à certaines élections, toute décision est contestée, en fonction de la violence certaines décisions sont retirées.


    Réponses apportées : l’école enseigne l’instruction civique, même si c’est un nombre d’heures jugé insuffisant au regard de l’importance du sujet. Le site Internet du conseil constitutionnel nous apporte des éléments d’éclairage «  Le vote est de loin toujours considéré comme l'outil par excellence d'expression démocratique, capable d'influencer les décisions politiques. Pour 59 % des Français, c'est le moyen le plus efficace. Si le vote est toujours prépondérant, il reste néanmoins une proportion significative de Français (40 %) qui choisit en première réponse une autre modalité de participation politique, non conventionnelle : 16 % considèrent que manifester dans la rue a davantage d'influence sur les décisions politiques, 12 % faire grève, 6 % boycotter des entreprises ou des produits, 4 % militer dans un parti politique, enfin 3 % discuter sur Internet ».


    Il ne faudrait pas que la force remplace la légitimité.


    En fin de ce CR : il a été exprimé ce constat 'la démocratie est en danger', le pouvoir est-il dans la rue ?


    2/ Suites à donner émises en fin du CD 19/10/2014: Il semblerait que ce débat ait été perçu comme un sujet très vaste, il mériterait d’être abordé une nouvelle fois, centré sur la démocratie. Hors débat une suggestion a été exprimée avec des exemples : critères de caractérisation, l'existence d'un système juridique équitable (l'Etat de droit), la liberté de la presse, la liberté d'expression pour l'opposition politique, la possibilité d'alternance politique.


    Pour cela il faudrait aborder un constat des difficultés  rencontrées par  la démocratie et ses remises en cause, comme mentionné dans le texte d’introduction.


    Avis aux amateurs pour prendre cette suite de débat.


    3/ Juin 2021 : Le taux d’abstention a largement évolué à la hausse (66,7 % au premier tour des régionales et départementales, 65,6% au deuxième tour.


    4/ L’examen de l’analyse du Conseil Constitutionnel de 2007 pourrait être un fil conducteur d’un café débat, selon sa structuration en trois parties, et en mettant en évidence les raisons d’évolution, ainsi que les écarts entre les offres politiques et les attentes individuelles et contradictoires des électeurs, tout en rappelant que choisir c’est renoncer. D’accord avec Pierre sur le développement de nouveaux rapports sociaux, et que chacun se sente responsable sans attendre tout des autres.


    5/ Analyse et propositions : Si l’on examine la complexité du fonctionnement de la Démocratie :


    Le vote consiste à donner son suffrage (acte par lequel on déclare sa volonté dans un choix) pour le candidat qui propose un programme qui semble correspondre à la demande des besoins d’un électeur :


    Il y a l’offre des candidats à l’élection    ç          la demande des besoins d’un électeur


    Mais entre les deux parties il y a l’Administration, avec son millefeuilles et les imbrications des responsabilités diluées, conduisant à des luttes de pouvoir aboutissant à un phénomène d’entropie, et en écartant le principe de subsidiarité.


    Par conséquent, ce n’est pas tant le fondement de la Démocratie qu’il faut revoir, c’est le mode de fonctionnement devenu complexe, dont les responsables politiques et l’Administration en sont la cause.


    Ce n’est pas en se lamentant que l’on affronte les difficultés, c’est en disant « on va s’en sortir », voilà le message des politiques charismatiques qu’ils devraient donner pour entraîner le peuple et les faire adhérer. Mais les Français ont bien compris que nos dirigeants ont des marges de manœuvre réduites, puisque c’est au niveau des différentes instances Européennes que cela se décide, exemple la Cour Européenne de Justice, et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme …, et des législations différentes selon les pays de l’UE qui rendent dubitatifs les non motivés pour voter.


    La priorité est d’avoir un projet de société à construire avec la Nation, avec pour objectif d’assurer la cohésion nationale, de simplifier les processus de décision et de supprimer les responsabilités superposées. Par ailleurs, il y a à proposer un grand dessein (ex : Union Méditerranéenne, Richesse de la Mer,…)  pour le peuple qui a été ‘désacralisé’ au sens méprisé, afin d’impliquer les citoyens, de rétablir leur confiance envers les dirigeants et envers eux mêmes, voir café débat  du 28/5/2016 http://quentin-philo.eklablog.com/peut-on-construire-une-societe-en-ayant-un-climat-de-defiance-a125846400


    Pour mémoire il y a plusieurs cafés débat qui ont traité de la démocratie, et du rapport entre le peuple et ses gouvernants.

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