• Sciences dures / sciences molles

    Pierre MARSAL

    30 septembre 2020

     

    A l’origine de cette petite note, un constat irritant : alors que de plus en plus de chercheurs collaborent harmonieusement au sein d’équipes pluridisciplinaires, certaines personnes, dont le savoir ou les compétences scientifiques ne sont pas minces, persistent à établir une hiérarchie entre les disciplines. Il y aurait des « sciences dures » et des « sciences molles » (ou, moins péjorativement, « douces »). En gros, d’un côté les sciences formelles, les sciences de la nature, de l’autre les sciences humaines et sociales (SHS). Qu’est-il essentiellement reproché aux SHS, qui pourtant utilisent souvent des outils mathématiques et statistiques sophistiqués ? Ce serait leur incapacité à établir des prévisions certaines.
    On cite en contrepoint la physique quantique (PQ), exemple extrême, qui est devenue la discipline la plus précise de tous les temps (au moins une dizaine de chiffres significatifs après la virgule !). Certes.
    Mais est-ce la capacité de prévision qui caractérise une science ? Ce serait plutôt son aptitude à appréhender, à comprendre, le monde qui nous entoure et auquel nous participons. Comprendre (prendre avec), c’est-à-dire avoir la capacité de relier entre eux les phénomènes que l’on observe, projeter sur eux une grille de lecture.


    Pour y voir clair il faut se rapporter à Husserl qui, en 1936, publia un ouvrage qui fit date, « La crise des sciences européennes » (ou Krisis). Il met notamment en cause la mathématisation des sciences de la nature développée par Galilée et la sacralisation de la science newtonienne. Pour lui, calculer et prévoir ce n’est pas comprendre, le savoir-faire technique n’est pas une connaissance.
    Galilée aurait fait descendre le monde parfait des Idées de Platon dans notre monde sensible : la roue de mon vélo ne serait qu’une imparfaite reproduction dans le monde réel du cercle parfait. Derrière le monde de l’expérience, le monde des apparences, il faudrait retrouver le monde exact, mathématisable. Ce faisant on substitue un monde rationnellement, mais artificiellement, reconstruit au monde de l’expérience, le « monde de la vie » (Lebenswelt).


    Pourrait-on au moins espérer que la sophistication des sciences galiléennes nous permette peu à peu de mieux appréhender le monde réel, de mieux comprendre, ce « monde de la vie » ? Nicolas de Cues, au quinzième siècle, montrait qu’un polygone inscrit dans un cercle finissait par se confondre avec lui quand on augmentait indéfiniment le nombre de ses côtés. A la fin du XIXéme siècle, beaucoup croyaient la Science achevée. Il n’en était rien. Loin de là. C’est la physique moderne, relativité einsteinienne et PQ, qui prouvèrent le contraire. Mais est-ce là une connaissance au sens où l’entendait Husserl, une compréhension de la réalité du « monde de la vie » ? Certes non : plus on en apprend et moins on comprend. Par exemple la non-localité, incontestablement prouvée en PQ1 défie notre entendement. Plus généralement les notions d’espace et de temps, telles que nous les vivons et les comprenons, perdent de leur cohérence. Plus on apprend moins on comprend donc : comment sortir de cette aporie sans divaguer dans les méandres d’une métaphysique douteuse ou d’une mystique discutable2 ?

    Il faut sans doute réviser notre représentation du monde. Déjà Platon dans son allégorie de la Caverne représentait les humains comme des êtres enchaînés ne percevant du monde que les ombres qui se projetaient sur les parois de leur lieu d’enfermement. Tout dépend donc de notre perception de ce monde. Comme l’a montré le biologiste Jakob von Uexkül chaque être vivant a sa propre représentation, son Umwelt (il travaillait sur les tiques !)3. Imaginons une expérience d’esprit comme les aiment les physiciens : un être vivant doté d’une grande intelligence mais privé de sens de la vue : animaux souterrains ou cavernicoles (tiens, tiens !). Pour lui la vitesse indépassable de transmission de l’information ne serait plus celle de la lumière mais celle du son. De quoi modifier sa conception de la causalité, les dégâts de la foudre se produisant avant la réception du signal sonore. Nous manque-t-il un sens dans notre univers propre, dans notre Umwelt ?
    La question se pose pour ce qui concerne notre perception de l’espace et du temps.
    Déjà pour Kant l’espace et le temps ne sont pas des attributs des choses mais des « formes a priori de la sensibilité humaine », grâce auxquelles la recherche et l’expérimentation sont possibles (« Critique de la raison pure »). Dans cette problématique il semble alors évident que, lorsqu’on trouve moyen de développer cette sensibilité, grâce à l’instrumentation scientifique par exemple, on aboutit à de nouvelles représentations de ces formes. Est-ce à dire que cette représentation est la représentation ultime ? On obtient seulement une nouvelle image de la réalité.
    Si l’on en croit Heidegger4, il existe une « différence ontologique » fondamentale entre l’Etre et les étants, c.-à-d. les choses qui sont (les objets) ou qui sont en train d’être (l’être humain est un étant particulier, le Dasein). L’étant est généré à partir de l’Etre, par une donation de celui-ci (la déclosion). Il y a donc chez Heidegger l’idée d’une actualisation à partir d’une virtualité contenue dans l’Etre5. Ne trouve-t-on pas aussi cette idée dans la PQ ? On la retrouve aussi dans la théorie des catastrophes et dans bien d’autres disciplines scientifiques. L’Etre est sans mesure, infini, a-temporel, déconnecté des étants qu’il génère, qu’il fait ex-ister.
    Si cette conception est recevable, alors il serait vain de vouloir tenter de connaître la nature de l’Etre : on ne peut appréhender que les étants qu’il nous offre. L’espace, le temps que nous connaissons ne seraient donc que certaines actualisations de ses virtualités.
    C’est ainsi qu’aujourd’hui les physiciens s’interrogent eux-mêmes très sérieusement : le temps et l’espace existent-ils ? (voir par exemple
    http://www.implications-philosophiques.org/implications-epistemologiques/lespace-et-le-temps-existent-ils/ ).
    Alors de grâce cessons cette guéguerre du « plus scientifique que moi tu meurs ! ».


     

    1 Une particule interagit instantanément avec sa jumelle quelles que soient les distances qui les séparent.

    2 Mysticisme initié notamment par Fritjof Capra (Le Tao de la physique, 1975 ;1985 en traduction française).

    3 D’autres auteurs ont émis l’hypothèse de qualia, des propriétés perceptives variant d’une espèce à l’autre et même d’un individu à l’autre. Mais peu importe.

    4 Je n’ai pas de sympathie particulière pour ce philosophe, nazi non repenti, et dont certaines prises de position sur la science (« la science ne pense pas ») me dérangent un peu. Mais il est devenu une référence indiscutable.

    5 De là vient la critique fondamentale d’Heidegger à l’encontre de la technique moderne, qu’il accuse d’abuser de la générosité de la Nature en substituant au mode de pro-duction le mode de pro-vocation

     

    « La démocratie des crédules, essai de Gérald Bronner (1)Que veut le virus ? »

  • Commentaires

    1
    Jean-Jacques
    Samedi 10 Octobre 2020 à 18:27

     

    Même s'il est devenu habituel de faire la distinction entre sciences « dures » et sciences « molles », il me semble que la catégorisation à laquelle on se livre ainsi est plus complexe, à la limite d'un continuum. En effet, et pour simplifier, ce n'est pas l'appel aux mathématiques qui fait la différence : comme leur nom l'indique, les SHS placent l'homme au cœur de leur domaine de recherche, alors que la physique, la chimie, etc ont pour objectif la découverte des lois de la nature, là où l'homme n'a pas sa place, ou du moins une place réduite à celle d'objet d'étude. Entre les deux, il y a au moins la médecine, qui à mon avis ne se place ni comme « dure » ni comme « molle », mais comme une combinaison des deux. Par exemple, la psychologie fait indubitablement partie des SHS, mais si on veut étudier rationnellement l'impact de la psychologie sur l'évolution d'une maladie, ou encore la réalité de l'effet placebo, il faut faire appel à une approche rationnelle « dure », le plus souvent statistique, à partir des connaissances approximatives que nous avons de l'esprit humain.

     

    Prenons l'exemple de la météorologie. Est-ce une science « molle », ou « dure » ? Ce n'est certainement pas la possibilité de faire des prévisions fiables qui qualifie cette science. Pourquoi ? Il se pose deux problèmes. Le premier est celui des modèles et des simulations. Ceux-ci simplifient le réel pour pouvoir l'étudier, et c'est ce qui se passe chaque fois qu'on veut pouvoir étudier un système complexe. La météorologie utilise bien les lois prouvées de la physique (mécanique des fluides, échanges thermiques, thermodynamique, etc,) mais la difficulté est de pouvoir effectuer des calculs représentatifs à partir d'un découpage plus ou moins grossier du domaine d'étude, par exemple des zones de 10 km de côté dans lesquelles on suppose que tous les paramètres sont constants à un instant donné. On écrit ensuite les lois d'échange entre chacune de ces cellules d'un instant à l'instant suivant. Comme ces hypothèses ne sont que des approximations, et même si les lois sont justes, au bout d'un certain temps le calcul n'est plus conforme à la réalité du terrrain. Ce n'est pas qu'il soit faux, mais on ne dispose pas de l'ensemble des données nécessaires. L'augmentation de la puissance de calcul des ordinateurs permet des découpages de plus en plus fins rendant plus conformes dans la durée les résultats obtenus, mais en effet on n'aura jamais de prévisions certaines au bout d'un certain temps. Le deuxième problème a trait à la connaissance précise des conditions initiales d'un phénomène afin de pouvoir calculer son évolution. C'est quasiment mission impossible en météorologie, il faudrait connaître à un instant « t » l'ensemble des paramètres de toutes les mailles de 10 km, c'est à dire avoir des instruments de mesure partout sur la surface du globe. La météorologie est donc bien une science dure, mais elle ne peut faire de bonnes prévisions au-delà d'un certain laps de temps.

     

    Il en va autrement dans les sciences humaines et sociales. Il n'y a pas de lois mathématiques qui permettent de mettre en équations, comme pour la météorologie les phénomènes qu'on constate dans un domaine d'études ayant trait à l'humain. Ou plutôt je dirai qu'on arrive à énoncer des relations approximatives, globales, générales entre des phénomènes ou des événements, mais uniquement en langage ordinaire. Ceci permet de comprendre parfois ce qui se passe, mais en aucun cas ne conduit à des prévisions de quelque ordre que ce soit. Ceci est valable en psychologie, en économie, et en médecine lorsque le mental vient agir sur le fonctionnement physique des organes du corps. J'ai cité l'économie, malgré les modèles mathématiques qui fleurissent, mais n'ont pas de valeur au-delà des hypothèses sur lesquelles ils se fondent, et qui n'existent en fait que pour permettre le calcul que les économistes ont envie de faire.

     

    J'ai été un peu long, et il y aurait encore beaucoup de choses à préciser, notamment sur ce que signifie « comprendre le monde » si on rejette de cette notion de capacité à calculer et à prévoir ? Mais je m'arrête là.

     

    2
    laurence
    Dimanche 11 Octobre 2020 à 17:35

    Mais pourquoi vouloir absolument que les sciences molles deviennent dures? Lors de mes études de Psychologie, j'ai entendu certains enseignants se vanter d'avoir fait rentrer leur matière dans le cadre des sciences dures!

    Les mathématiques nous offrent le confort de la réponse toujours vraie ou fausse , c'est le cadre de la logique formelle avec tiers exclu. Les sciences humaines ne sont souvent pas pensables en ces termes sauf à se contenter d'une vision trop réductrice ce qui la rend bien différente de la réalité existante : l'outil de perception semble alors bien défaillant!

    Les statistiques sont trop souvent mal utilisées : une moyenne n'est utilisable et pertinente que si les données moyennées ont une répartition gaussienne ou à peu près. Une quantité  n'est pas analysable de façon isolée mais seulement en contexte et en regard de ce dont elle parle...

    Et l'intérêt de la pensée humaine n'est-il pas justement dans sa grande variabilité peut-être même pas quantifiable?

      • Jean-Jacques
        Lundi 12 Octobre 2020 à 09:39

        Je n'essaie pas de rendre dures les sciences molles, j'essaie de comprendre comment elles fonctionnent et quelles sont leurs relations avec les mathématiques. Il me semble que la différence est la suivante : en physique, si on a les mêmes valeurs des variables au départ, on aura le même résultat à la fin, les lois sont reproductibles. Ce n'est pas le cas en SHS, ne serait-ce que parce que il est impossible de partir deux fois de la même situation. Tu me diras avec raison, qu'en physique non plus : dans le monde réel, on n'a jamais deux fois le même paramètre de départ, il faudrait pour cela connaître un nombre infini de chiffres après la virgule, sinon au bout d'un certain temps les résultats divergent voire deviennent chaotiques. Mais pas dans les modèles, ceux-ci donneront toujours les mêmes résultats, mais comme je l'ai dit, ils ne sont qu'une approximation de la réalité

         

    3
    Pierre M.
    Dimanche 11 Octobre 2020 à 23:08

    Il n’y a pas plus de sciences dures et de sciences molles qu’il y a de sciences humaines et de sciences inhumaines. Chacune a ses spécificités. Ce distinguo est de même nature que celui opposerait les différentes catégories d’humains : les Blancs sont comme ça, les Jaunes un peu plus comme ci un peu moins comme ça, les Noirs (pardon d’oser écrire un mot tabou) un peu plus comme ça et un peu moins comme ci.

    Certes il y a des différences dans les modes d’approche scientifiques mais pas aussi simplistes. Et puis il y a toutes les nuances : un épidémiologiste c’est un matheux ou un toubib ? Parfois l’un, parfois l’autre, souvent les deux. Je préfère une des typologies qui était utilisée au Ministère de la Recherche qui distinguait notamment Recherche fondamentale (RF) et Recherches appliquées et finalisées (RAF). Emmanuelle Charpentier qui vient d’être distinguée co-lauréate du prix Nobel de chimie pour sa découverte du Crispr-Cas9 (« ciseaux » moléculaires permettant d’effectuer des coupures ciblées dans le génome) faisait de la recherche fondamentale qui a de nombreuses applications en matière de RAF en médecine comme en agronomie.

     

    L’exemple de la météo est effectivement très illustratif. Cette discipline occupe beaucoup de RF, énormément de RAF et encore plus d’applications. Comparons-la à l’économétrie, une SHS. Il se trouve que, il y a bien longtemps, j’avais participé, à Pointe à Pitre, à un colloque international organisé par les météorologues et consacrée à l’analyse des données. J’avais constaté que nous avions les mêmes problématiques et utilisions les mêmes méthodes qu’eux. La grande différence est qu’ils avaient considérablement plus de moyens humains, financiers et informatiques. Une autre différence résidait au niveau de la modélisation mathématique : en météo, pour l’instant du moins, l’horizon temporel des modèles est très limité. Alors que l’aide à la décision pour un agriculteur nécessite une perspective au moins annuelle pour la production, pluriannuelle pour les investissements. Alors pourquoi les météorologues seraient-ils des « durs », les économètres des « mous » ? Finalement il y a beaucoup de points communs entre les météorologues et les traders.

     

    Manie bien française, il est assez ridicule de vouloir mettre des gens dans des cases. Pour prendre l’exemple d’une discipline scientifique très mathématisée, les statistiques, il faut se souvenir que parmi les grands noms de celle-ci Galton était d’abord anthropologue, Fisher biologiste et agronome, Spearman psychologue.

     

    Il n’y a pas de méthode éminente, basse, dure, molle, pour comprendre le monde (si le débat se poursuit je reviendrai peut-être sur cette question, ici je ne veux pas tout mélanger), pour identifier les Étant qui constituent l’Etre, pour actualiser certaines de ses innombrables virtualités. Est-il plus noble de mettre le monde en équations avec Schrödinger, que de le mettre en musique avec Mozart, en poèmes avec Lamartine, en peinture avec Masaccio (« inventeur » de la perspective), en mandalas évanescents ou en haïkus subtils ? Y a t-il une façon unique de tenter de révéler l’Ame du Monde, l’anima mundi des stoïciens ?

     

    4
    Pierre M.
    Lundi 12 Octobre 2020 à 11:51

    Il ne faut pas s'enfermer dans une problématique impossible à justifier.

    Si l'on retient la dernière explication de Jean-Jacques la météo est un exemple typique de scienc molle, contrairement à ce qu'il expliquait précédemment. Et quid du chaos déterministe ? Avec des conditions initiales précisemment fixées on peut arriver à des résultats divergeants : c'est l'histoire de l'aile du papilon qui modifie le climat. Henri Poincaré avait déjà mis en évidence ce phénomène (le problème des trois corps en interaction).

    Par parenthèse HP était un génie : certains lui attribue l'antériorité de la découverte de la relativité dite einsteinnienne.

      • Jean-Jacques
        Lundi 12 Octobre 2020 à 23:47

        Pierre, je crois que tu ne m'as pas bien lu. Je disais dès le départ que les SHS avaient l'humain comme objet d'étude, mais que ce n'était pas mathématisable, sauf à utiliser des statistiques. La météo est une science dure, car l'humain  en tant qu'esprit n'y a pas sa place alors que le temps qu'il fait dépend uniquement des équations de la physique. Le chaos déterministe a sa place dans la météo, justement parce que les conditions initiales des modèles ne sont jamais connues avec une précision infinie.

    5
    Pierre M.
    Mardi 13 Octobre 2020 à 10:19

    Je pourrais contester point à point ton argumentation (heureusement que les décisions d’investissements sont mathématisables) mais je ne le ferai pas, car cela nous mènerait trop loin, nous écarterait du sujet important (le statut de la connaissance), et lasserait le lecteur potentiel : pour cette controverse qui nous oppose mieux vaudrait peut-être réagir en bilatéral et non sur un site à plus large diffusion (du moins on l’espère !).

     

    Ce seront donc ici mes dernières remarques sur ce sujet pointu.

    1. Je récuse la distinction sciences dures / sciences molles. Que dirait-on si je proposais – dans la même logique – une typologie sciences humaines / sciences inhumaines ?

     

    2. Le problème ne réside pas dans la plus ou moins bonne connaissance des conditions initiales. Le déterminisme laplacien est battu en brèche : il existerait un « hasard intrinsèque » (Stephen Wolfram), même en partant de conditions initiales parfaitement connues. H. Poincaré – que j’ai déjà cité – et ses successeurs ont montré que l’évolution dynamique de 3 corps pesants (n corps a fortiori) n’a pas de solution mathématique exacte. L’horlogerie planétaire pourrait très bien se dérégler et notre belle planète bleue émigrer tout d’un coup, sans préavis, vers notre plus proche étoile voisine (Proxima Centauri, à peine plus de 4 années-lumière tout de même). Qu’on se rassure, on a calculé (ça au moins on sait le faire) que la probabilité d’une telle dérive est infinitésimale mais non nulle (c’est comme la proba. de gagner le gros lot au loto).

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :